Il y a des chansons qui servent de miroir. Famille de Jean-Jacques Goldman fait partie de celles qui, sans donner de leçon, t’obligent à te demander : “Qui sont les miens ?” Pas seulement au sens biologique — au sens intérieur.

Le morceau sort en 1985 sur l’album Non homologué (sortie 13 septembre 1985), ne paraît pas en single, mais devient un classique durable, repris et réinterprété au fil des générations.
Et si cette chanson traverse autant le temps, c’est qu’elle touche un point humain fondamental : l’appartenance.

Dans cet article, on va lire Famille comme un texte de développement personnel — avec un angle clair : pnl valeurs (nos valeurs comme boussole de nos liens).

Mais si vous voulez en savoir plus sur le plan musical, venez sur l’article que j’en ai fait sur « la guitare dans la poche« .

1) L’histoire qui change la lecture : une “famille de pensée”

Le blog Parler d’sa vie détaille un élément central : la chanson est associée à un hommage à Danielle Messia, morte en 1985 d’une leucémie à 28 ans.
Goldman la connaissait peu, mais décrit une proximité immédiate : comme s’ils appartenaient à la même famille intérieure, une “famille de pensée”.

Ce point est précieux en développement personnel : il rappelle que l’intimité n’est pas toujours une question de quantité de temps ou de « famille du sang ». Parfois, c’est une question de résonance. Et la résonance, très souvent, c’est une question de… valeurs.

2) “Famille choisie” : ce que ça révèle de toi (et pas seulement des autres)

Quand tu dis (ou ressens) “cette personne est des miennes”, tu ne fais pas un constat social. Tu fais un constat identitaire.
Tu dis en réalité : “Avec toi, je peux être aligné.”

La chanson explore justement l’idée que les liens du cœur peuvent dépasser les liens du sang.
Et ça renvoie à une vérité simple : tes relations sont une carte de toi.

  • Qui te calme ?
  • Qui t’élève ?
  • Qui te donne envie d’être vrai ?
  • Qui t’oblige à jouer un rôle ?

Derrière chaque réponse, il y a une valeur.

pnl valeurs
Photo de Casey Horner sur Unsplash

3) L’angle “pnl valeurs” : la boussole invisible

En PNL, les valeurs sont ce qui pilote tes choix, tes émotions, tes décisions — parfois sans que tu t’en rendes compte.
L’angle des valeurs, ici, consiste à lire la chanson comme une question :

Quelles valeurs me font reconnaître quelqu’un comme “de ma famille” ?

Exemples de valeurs souvent cachées derrière ce sentiment :

  • loyauté
  • authenticité
  • courage
  • justice
  • simplicité
  • liberté
  • humour
  • solidarité

Sur le site « Parler d’sa vie », il y a une retranscription d’une interview de J.J. Goldman sur radio Canada en 1988 qui insiste sur l’idée d’une famille faite de valeurs partagées, d’une proximité qui peut exister même avec des inconnus croisés brièvement :

C’est une espèce de famille de pensée, une façon d’être, avec un peu de recul, d’humour, finalement en essayant de faire le mieux qu’on peut, c’est un peu à cela que je reconnais ceux de ma famille.

Ça, c’est typiquement une lecture des valeurs en pnl : tu ne t’attaches pas à un statut, tu t’attaches à une vibration de sens.

4) Le piège : confondre “famille” et “obligation”

L’un des points les plus dérangeants — et donc utiles — de ce thème, c’est qu’il met en cause une croyance populaire :
“Le sang oblige.”

Le blog rappelle que Goldman assume l’idée qu’on peut ne pas se sentir proche de certaines personnes de sa famille biologique et se sentir très proche d’autres personnes sans lien de parenté, et il relie cette idée à ses prises de parole (notamment dans ses réflexions sur la filiation).

Alain Etchegoyen : Je connais le refrain. Et le titre c’est Famille ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, Famille. Mais « tu es de ma famille, bien plus que celle du sang ». Alors qu’est-ce que c’est, la famille ? J’ai beaucoup choqué mes enfants, un jour. Ma fille aînée m’en a parlé la semaine dernière et m’a dit qu’elle en avait été très marquée. On parlait de l’amour et je leur disais que j’avais l’impression que je pouvais aimer d’autres enfants autant qu’eux. Non seulement je pouvais aimer d’autres enfants autant qu’eux, mais j’avais l’impression aussi que je pourrais éventuellement ne pas aimer un de mes enfants ; enfin j’avais l’impression d’avoir un amour assez conditionnel. Il me semble tout à fait possible de ne pas aimer des gens de ma famille et d’en aimer d’autres, je le sais, aussi fort que certaines personnes de ma famille.

Les pères ont des enfants
Seuil, novembre 1999

Et pour ne pas enlever tout le contexte (car on pourrait croire que Jean Jacques Goldman n’aime pas ses enfants;-) ):

Alain Etchegoyen : Je pense que c’est le plus grand hommage qu’on peut leur rendre. C’est-à-dire : « Je pourrais ne pas vous aimer, mais je vous aime, tellement vous êtes bien ».

Jean-Jacques Goldman : Eux, cela les angoisse un peu ! Il y a un côté inconditionnel dans l’amour de leur mère par exemple qui est extrêment sécurisant.

Alain Etchegoyen : Ce côté inconditionnel me paraît nécessaire, mais, quand vous tenez ce discours, vous les valorisez plutôt qu’autre chose.

Jean-Jacques Goldman : J’ai cette impression d’autant plus que, de toute façon, ils n’ont aucun doute sur mon amour, aucun.

En développement personnel, ça ouvre une porte : tu as le droit de distinguer

  • la réalité biologique (ce que tu ne choisis pas),
  • et l’appartenance psychologique (ce que tu construis).

Et c’est exactement là que la grille pnl valeurs devient libératrice : tu n’organises plus ta vie autour de la culpabilité, tu l’organises autour de ce qui compte vraiment.

Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas, en tant que mère ou que père aimer ses enfants.

Aimer ses enfants c’est d’abord choisir d’en avoir. Et si on ne choisit pas parce qu’on n’a pas pris ces précautions, c’est assumer (si bien sûr on nous en laisse le choix).

Ensuite c’est prendre ses responsabilités. Un enfant quand il naît est un être vulnérable qui a besoin de ses parents pour survivre : se nourrir, être protégé des prédateurs, du froid. Mais c’est aussi l’attention, l’amour, la sécurité qu’on lui donne par le fait de le prendre dans ses bras, lui faire des câlins, des bisous, lui parler avec tendresse.

Et puis n’oubliez pas qu’un enfant est un adulte en devenir. Et pour qu’un adulte se sente bien, il a besoin d’avoir une bonne « estime de soi ». Surtout pour qu’il ai le moins possible d’étudier des livres comme « Imparfaits, libres et heureux » pour guérir sa propre estime.

5) Ce que la chanson enseigne sur l’identité (sans jargon)

Famille parle d’appartenance, mais aussi de place : trouver sa place dans le monde, reconnaître “les siens”, se sentir moins seul dans “l’armée des gens simples” (comme l’explique le site dans son commentaire).

Traduction développement perso :

  • Ton identité se solidifie quand tu sais où tu es en sécurité.
  • Ta sécurité intérieure grandit quand tes valeurs sont respectées.
  • Tes valeurs se clarifient quand tu observes ce que tu admets… et ce que tu refuses.

C’est pour ça que la question “qui est ma famille choisie ?” est une question de maturité, pas une question de sentimentalisme.

6) La solidarité comme valeur centrale (et la force du “nous”)

Le texte de Parler d’sa vie fait aussi le lien avec la dimension “collective” et l’idée de solidarité (valeur très présente dans l’univers Goldman, y compris par son engagement associatif évoqué dans l’exégèse).

Dans une lecture pnl, la solidarité devient une valeur pivot :

  • elle crée du lien,
  • elle crée du sens,
  • elle protège quand la vie secoue.

Et c’est probablement une raison pour laquelle la chanson fonctionne si bien en concert : c’est une chanson qui dit “nous”, sans exclure.

7) “pnl valeurs” et famille intérieure

Si tu veux garder une seule idée, prends celle-ci :

Ta famille intérieure est faite de tes valeurs.
Et tes valeurs apparaissent dans les liens qui te rendent plus vrai, plus stable, plus vivant.

Famille raconte qu’on peut se reconnaître profondément, même avec peu d’histoire commune, parce qu’on partage une même “famille de pensée”.
C’est une définition simple et puissante de l’alignement.

Et si tu avances avec l’axe de tes valeurs, tu peux transformer cette chanson en boussole : non pas pour juger les autres, mais pour te comprendre toi-même… et choisir tes liens avec plus de lucidité.

Source :

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4 thoughts on “Le déclic “PNL valeurs” : Famille de J. J. Goldman, choisir sa famille.

Origami Mama
19 janvier 2026 at 9h11

Tu as résumé l’histoire de ma vie en quelques mots !
Je me sens complètement étrangère à mon père, qui a un profil très particulier… Puisque c’est un pervers narcissique. Je me demande comment on peut être aussi différents, comment la pomme a roulé tout en bas de la colline.
Mais comme tu le dis bien, on ne doit pas rester fidèle par loyauté familiale. Il y a des choix personnels à faire pour grandir, et choisir les valeurs qui nous correspondent.

    moijeux
    21 janvier 2026 at 4h15

    Merci pour ton commentaire. Un moment donné de sa vie, il faut être autonome :’C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »Genèse 2.24… Bon, la deuxième partie du verset n’est pas pertinente pour tout le monde 🤣 mais en tout cas, ce que veut dire ce verset entre autre c’est que nous ne sommes pas destinés à rester coller à nos parents, nous devons devenir autonome évidemment. Et mieux vaut s’éloigner de parents toxiques qu’en souffrir. J’en sais quelque chose 😉

béa
31 janvier 2026 at 14h59

Le titre de la chanson m’a attiré à lire cet article car j’adore Goldman et particulièrement celle-ci. Tu m’as fait redécouvrir cette chanson sous un nouvel angle et je t’en remercie.
 » on choisit ses amis pas sa famille » c’est une phrase que j’ai répété souvent quand on n’a pas les mêmes valeurs avec sa famille où j’étais « différente ». Maintenant j’ai de la compassion pour mes parents mais pas plus.

    moijeux
    1 février 2026 at 14h14

    Je comprends ce que tu ressens, j’ai malheureusement l’impression que des familles brisées, ou en tout cas qui laissent les enfants avec une ou des blessures, c’est commun. Il faut bien dire que l’histoire de notre humanité n’est pas un long fleuve tranquille. Le tout est de chercher soi-même à être différent avec nos enfants, à être meilleur, sans pour autant de pas les couver. Trouver un juste milieu entre ce qu’on a reçu et le trop de bienveillance.

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