L’acceptation de soi fait suite à l’aventure sur : Imparfaits, libres et heureux. Je suis en train de relire ce livre et je m’aperçois des progrès en matière d’estime de soi que j’ai pu faire ces dernières années. Pourtant tout n’est pas réglé et c’est pourquoi j’ai décidé de reprendre ce livre avec pour objectif final de le terminer.
Mais comme je sais l’impact que ce livre a eu sur moi, je voudrais vous faire partager ce voyage passionnant. Ceci est la suite de l’article : « Regagner l’estime durablement : résumé du chapitre 6 (Imparfaits, libres et heureux)«
On cherche souvent comment renforcer son estime de soi en pensant qu’il faut “corriger” ce qui ne va pas : devenir plus performant, plus à l’aise, plus fort, plus intéressant… Or, le chapitre 7 d’Imparfaits, libres et heureux prend le problème à la racine et renverse la logique : l’estime de soi ne commence pas par l’amélioration, mais par l’acceptation. Pas une acceptation molle, ni un abandon. Une acceptation lucide : regarder la réalité en face, se reconnaître tel qu’on est aujourd’hui, et arrêter la guerre intérieure qui épuise.
Le chapitre s’ouvre sur une idée simple et presque provocante : si tu refuses ce que tu es (ou ce que tu ressens), tu t’empêches de te respecter. Et si tu ne te respectes pas, tout le reste devient fragile : motivation, relations, confiance, capacité à oser, à apprendre, à progresser. C’est précisément là que le livre relie acceptation de soi et estime de soi : ce n’est pas parce que tu es “parfait” que tu as de la valeur ; c’est parce que tu reconnais ta valeur malgré l’imperfection.
Pour vous procurer le livre :
Ou encore mieux, dans votre librairie habituelle (si vous avez une adresse, je peux la mettre ici ! )
S’accepter pour s’estimer : le profil des personnes qui ont une bonne estime d’elles-mêmes
Le chapitre commence par une question très concrète : comment font les gens qui ont une bonne estime de soi ? Sont-ils plus beaux, plus intelligents, plus chanceux ? La réponse est nette : non. Ils ne vivent pas dans une réalité différente. Ils connaissent eux aussi des défauts, des doutes, des échecs, des moments de fragilité. La différence n’est pas l’absence de failles : c’est leur rapport à ces failles.
Dans cette perspective, comment renforcer son estime de soi ne consiste pas à éliminer toute faiblesse, mais à changer de posture intérieure :
- Les critiques peuvent les toucher… mais ne les détruisent pas.
- Ils reconnaissent leurs torts sans se condamner.
- Ils savent “prendre en compte” leurs limites sans en faire une identité.
- Ils n’ont pas besoin d’être irréprochables pour agir : ils choisissent l’action malgré l’imperfection.
Le chapitre insiste sur un point clé : ils ont construit une image globale d’eux-mêmes suffisamment solide pour supporter des défauts locaux. Autrement dit : un échec, un commentaire, un trou de confiance ne suffit pas à ruiner leur valeur personnelle. Ils ne confondent pas “j’ai fait une erreur” avec “je suis une erreur”.
Et cette solidité intérieure les rend paradoxalement plus ouverts : ils peuvent écouter, apprendre, progresser… sans que chaque feedback soit vécu comme un procès.
S’accepter pour changer : le “oui” à la réalité qui ouvre le mouvement
Le chapitre introduit ensuite une idée qui bouscule beaucoup de croyances : on ne change pas mieux en se rejetant. Au contraire, on change souvent mieux quand on cesse de se battre contre ce qui est déjà là.
S’accepter, ici, signifie : dire “oui” à l’existence de ce qui est présent (une émotion, une limite, un trait de caractère, une peur). Pas “oui” au sens de l’aimer ou de le cautionner, mais “oui” au sens : je reconnais que c’est là.
Et c’est très différent de la résignation. La résignation dit : “c’est comme ça, je ne peux rien faire”. L’acceptation dit : “c’est comme ça, et à partir de là je peux agir plus intelligemment”. C’est le premier pas d’une transformation réelle : tant qu’on nie, qu’on lutte aveuglément, qu’on s’insulte intérieurement, on s’épuise et on se rigidifie. Quand on accepte, on retrouve de la marge de manœuvre.
Le texte va même plus loin : pour “soigner”, il faut reconnaître la maladie ; pour “grandir”, il faut reconnaître l’imperfection. La difficulté, c’est que cette acceptation va à contre-courant des réflexes occidentaux : être plus performant, plus beau, plus efficace… au point de se rejeter quand on ne correspond pas à l’idéal.
L’acceptation de soi : une manière d’être au monde (et pas juste une technique)
Dans le chapitre, l’acceptation n’est pas présentée comme une petite méthode en 3 étapes. C’est plutôt une attitude : une manière de se tenir face à la vie.
Accepter, c’est aussi “lâcher prise” : constater que, quand on arrête de nourrir la résistance, une partie du problème se dissout d’elle-même. Le livre souligne que de nombreuses sagesses (notamment orientales, mais aussi stoïciennes) placent l’acceptation au cœur d’une vie plus stable. Dire “oui” à ce qui est, puis faire face.
Un point important apparaît : l’acceptation se travaille dans le quotidien. Ce n’est pas réservé aux grands drames. Et c’est logique : l’estime de soi se construit dans le rapport ordinaire qu’on entretient avec soi-même, minute après minute.
Le chapitre insiste aussi sur un mécanisme subtil : changer son regard sur le monde modifie notre regard sur nous-mêmes. Et accepter le monde (dans une certaine mesure) peut nous aider à nous accepter… donc à progresser.
Ce que l’acceptation de soi n’est pas : ni soumission, ni abandon, ni “tout est ok”
Pour répondre à la question “comment renforcer son estime de soi”, le chapitre fait un détour essentiel : clarifier les contresens.
Accepter n’est pas :
- approuver,
- se taire,
- se laisser écraser,
- renoncer à agir.
Le texte donne des exemples concrets : l’embouteillage, le risque de rater un avion… Plus on s’énerve, plus on se détruit, sans augmenter l’efficacité réelle. L’acceptation des faits (le retard) n’empêche pas l’action ; elle permet au contraire d’agir mieux : appeler, prévenir, chercher des alternatives, décider calmement.
Même logique dans les relations : accepter que l’autre pense différemment ne veut pas dire lui donner raison ; cela évite surtout de se crisper, de se fermer, et de transformer une discussion en champ de bataille intérieur.
Le chapitre met en avant une idée pratique : l’acceptation rend plus constructif. Quand tu acceptes l’existence d’un point de vue opposé, tu peux questionner, comprendre, dialoguer. Et tu récupères ton énergie pour ce qui compte vraiment.
Peut-on tout accepter ? Les limites : violence, injustice, et lucidité
Le livre pose ensuite une question délicate : s’il faut accepter… faut-il accepter l’inacceptable ? Racisme, misère, violence, injustice ?
La réponse est nuancée : non, accepter ne signifie pas tolérer moralement ni laisser faire. L’acceptation consiste à reconnaître que ces réalités existent (et qu’il est inutile de nier leur existence), afin de pouvoir agir avec plus de lucidité.
Le chapitre souligne un piège : la non-acceptation nourrit parfois l’agitation émotionnelle… mais pas l’action efficace. L’acceptation, elle, devient une base : elle donne plus de force, plus de clarté, donc plus d’efficacité pour intervenir, protéger, dénoncer, éduquer, réparer.
Formule importante : accepter, ce n’est pas se résigner. C’est reconnaître ce qui est, pour mieux le transformer.
Les bénéfices de l’acceptation de soi : mieux-être émotionnel et estime plus stable
Le chapitre arrive ensuite au cœur du sujet : les bénéfices de l’acceptation de soi. Et c’est là qu’on comprend en profondeur comment renforcer son estime de soi sans s’épuiser.
1) Un mieux-être émotionnel plus solide
Quand tu arrêtes de te battre contre toi-même, tu réduis la honte, la colère dirigée contre toi, la tristesse inutile. Tu ne supprimes pas les émotions difficiles, mais tu cesses de les amplifier par la résistance.
Le texte évoque William James (référence historique sur l’estime de soi) et l’idée que l’estime n’est pas seulement une liste de qualités ; elle dépend aussi de la manière dont on se situe face à soi-même, face à ce qu’on attend de soi, et face à la quête parfois toxique d’une perfection illusoire.
2) Le paradoxe majeur : on change mieux dans le calme que dans le mépris
Le chapitre souligne un paradoxe : beaucoup croient que l’insatisfaction est le moteur du changement. Or, une insatisfaction chronique devient souvent une pression émotionnelle qui bloque : on se juge, on se compare, on se dévalorise… et on perd la capacité d’apprendre.
En thérapie (comme dans la vie), le changement ressemble davantage à une évolution : apprendre à mieux utiliser ses forces et à moins gaspiller son énergie dans la haine de soi. L’acceptation devient alors le climat intérieur qui rend le progrès possible.
En fait, accepter les choses telles qu’elles sont est un bénéfice dans la vie qui peut réellement la change : dans ma jeune vie d’adulte, j’en avais marre de la pluie. Chaque fois qu’il pleuvait et que je devais sortir, je râlais, je pestais, je critiquais la météo. Puis un jour, je me suis dit que c’était nul : Je n’ai aucun contrôle sur la météo. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il y ait du soleil, râler ne change rien je n’ai aucune prise sur ce type d’événements. J’ai donc décidé d’accueillir la pluie, d’accepter et de sortir content qu’il pleuve. Ça change vraiment les perspectives d’humeur !
Et je travaille encore sur cette acceptation des choses qu’on ne peut pas contrôler : la politique, les incendies, les meurtres… tout ce qui est extérieur à ma vie et pour lesquels je n’ai aucun contrôle… pourquoi perdre du temps à critiquer, à râler ?
Attention, je n’ai pas dit non plus qu’il ne fallait rien faire si cela est possible !
- Si je veux changer quelque chose en politique, pourquoi ne pas s’impliquer justement?
- Si je veux changer quelque chose dans les meurtres, pourquoi ne pas essayer de contribuer dans les écoles à aller donner envie aux jeunes de passer une belle vie à contribuer à la société plutôt que de ruminer, avoir des pensées tellement négatives qu’il faille un jour en venir à des choses terribles comme le meurtre, le viol, le vol, la drogue ?
Mais ce sont des choix de vie qu’il n’est pas toujours facile à prendre. Alors, en attendant de les prendre (ou pas ! ), pensons à accepter que les choses sont telles qu’elles sont quand on ne peut rien y faire.
Les méfaits de la non-acceptation de soi : quand le rejet intérieur détruit l’estime
Le chapitre consacre une partie importante aux dégâts de la non-acceptation : ce n’est pas un petit inconfort psychologique, c’est un terrain fertile pour des souffrances profondes.
Il est question de troubles où la non-acceptation joue un rôle majeur : dépression, anxiété, addictions (notamment alcool), phobies… L’idée centrale : refuser ses émotions, refuser ses pensées, refuser son image… pousse à fuir, à contrôler, à s’anesthésier ou à se punir.
La non-acceptation entretient aussi un cercle vicieux :
- je me sens “moins que”,
- je lutte contre ce sentiment,
- je m’épuise,
- je perds confiance,
- je me sens encore “moins que”.
Et plus le combat dure, plus l’estime de soi devient dépendante du regard extérieur, des performances, ou d’une image impossible à tenir.
Le chapitre insiste enfin sur un point souvent oublié : apprendre à accepter ses émotions et ses pensées constitue une voie thérapeutique puissante, y compris pour des personnes en grande souffrance.
Apprendre à s’accepter : la discipline de l’assentiment et l’attention aux petites choses
En fin de chapitre, le livre évoque une piste inspirée du stoïcisme : la discipline de l’assentiment (référence à Marc Aurèle, via Pierre Hadot). L’idée, simplifiée : apprendre à choisir comment on “donne son accord” à ce qui se présente dans l’esprit. On ne contrôle pas toujours ce qui surgit (pensées, émotions), mais on peut apprendre à ne pas s’y accrocher, à ne pas se laisser emporter, à revenir à une posture plus juste.
Le chapitre termine sur une nuance importante et très humaine : l’acceptation n’est pas un interrupteur. C’est un apprentissage. Et comme pour tout apprentissage, il se fait par petits mouvements, presque invisibles, avec une attention portée aux “petites choses”. C’est là que l’estime de soi commence réellement : dans la façon dont on se traite, ici et maintenant.
La réponse du chapitre à “comment renforcer son estime de soi”
Si tu cherches comment renforcer son estime de soi, le chapitre 7 propose une réponse claire : commence par arrêter de te rejeter. L’acceptation de soi n’est pas la fin du chemin, c’est le sol sur lequel tu peux enfin marcher droit.
- Tu peux avoir des défauts et être digne de respect.
- Tu peux être imparfait et construire une estime stable.
- Tu peux reconnaître ce qui est, et agir mieux.
C’est une forme de liberté : moins de lutte, plus de lucidité, plus d’énergie pour vivre et progresser — sans te détruire au passage.
Comme vous l'avez sans doute compris, les articles et pages présents sur ce site,
s'ils ont pour objet de parler et d'apprendre sur des sujets comme le développement personnel,
la psychologie et d'autres thèmes, c'est aussi fait pour promouvoir des livres ou formations
que j'ai pu lire ou utiliser. Vous pouvez les acheter dans une librairie (ce que je recommande),
mais vous pouvez aussi vous les procurer par les liens cliquables.
Dans ce cas je perçois une commission qui n'augmente pas le prix que vous payez.

One thought on “Comment renforcer son estime de soi : l’estime de soi commence par l’acceptation de soi (Chapitre 7)”
Solutions aux ruminations : motivant, l’acceptation de soi - résumé - Univers du savoir
19 janvier 2026 at 8h25[…] Comment renforcer son estime de soi : l’estime de soi commence par l’acceptation de soi (Chapitr… […]