Pourquoi tu as besoin d’une « check list motivation » (et pas d’un discours) ?

Quand on est cadre et qu’on veut devenir indépendant (mais en fait dans n’importe quelle circonstance de vie professionnelle lorsqu’on a le projet d’être à son compte et qu’on est découragé), on vit souvent un cocktail très particulier :

  • la fatigue mentale (réunions, décisions, mails, charge)
  • la frustration (“je vaux plus que ça”)
  • la pression (statut, salaire, image)
  • le manque de temps (famille, logistique, devoirs, vie)
  • le rêve d’indépendance… qui devient un poids (“il faut que je réussisse”)

check-list motivation

Résultat : tu peux être très motivé dans ta tête, et bloqué dans tes actions.

Ça rejoint d’ailleurs ce concept de « procrastination » (qui n’est pas toujours un truc de faignant)
qui est souvent dû à des indécisions, des doutes.

La « check list motivation » sert à une chose : te remettre en mouvement sans te raconter d’histoires.
Pas “être motivé” mais redevenir quelqu’un qui avance, même un peu.

Le principe : 10 minutes pour retrouver le volant

Tu vas faire un mini-bilan en 10 minutes, puis choisir UNE action-progrès (petite, mais réelle).

Règle d’or : tu ne cherches pas à “te transformer” en 10 minutes.
Tu cherches à relancer l’élan.

Matériel : une feuille (ou un bloc note électronique) + un minuteur.

La check list motivation : le rituel de 10 minutes (chronométré)

Pour que ce soit efficace, tu as besoin de te concentrer, de le faire sérieusement et bien sur, comme tout sujet théorique
de passer à la pratique. Sinon aucun intérêt de perdre du temps (même 10 mn) à faire tout ça.

(Pour recevoir la check list motivation en pdf :), complète le formulaire)

Minute 0 → 1 : cadrage (1 min)

Écris :

  1. Mon sujet du jour (1 seule chose) :

“Aujourd’hui, je veux avancer sur : ________”

  1. Mon objectif réaliste (1 phrase) :

“Aujourd’hui, je vise : ________”

Exemple « cadre vers indépendant » :

  • “avancer sur mon projet d’activité”
  • “clarifier mon offre”
  • “écrire 10 lignes de page de vente”
  • “contacter 1 personne”
  • “faire 1 mini-étude de marché”

Minute 1 → 3 : énergie (2 min)

Coche vite :

  • Sommeil correct
  • J’ai mangé correctement
  • J’ai bougé un peu
  • Je suis sous tension

Puis note une micro-action énergie (≤ 10 min) :

  • 10 min de marche
  • douche / respiration 3 min
  • ranger 2 minutes (oui, 2)
  • verre d’eau + collation simple
  • méditation

⟶ Si ton énergie est basse, ton plan doit être ultra petit. Sinon tu te crames et tu culpabilises.

Minute 3 → 5 : clarté (2 min)

Réponds à ces 3 questions :

  1. Ma priorité réelle (pas celle qui fait bien) : ________
  2. Ma prochaine action visible (≤ 15 min) : ________
  3. Mon obstacle principal aujourd’hui :
    fatigue / flou / peur / distractions / perfectionnisme…

Exemples “prochaine action visible” pour devenir indépendant :

  • écrire un plan en 5 puces
  • trouver 3 idées de contenu
  • envoyer 1 message LinkedIn
  • écrire un paragraphe d’offre
  • lister 10 problèmes clients

Minute 5 → 7 : pression & peur (2 min)

Coche ce qui te parle :

  • J’ai peur de rater
  • J’ai peur d’être jugé
  • J’ai peur de perdre mon confort
  • Je veux que ce soit parfait
  • Je me compare
  • Autre (à préciser)

Puis complète ces deux phrases (sans réfléchir) :

Je repousse parce que j’ai peur de : ________
Je peux avancer en sécurité si : ________

« cadre vers indépendant »→des cadres “sécurité” possibles :

  • “je ne publie pas, je prépare”
  • “je fais un test 7 jours, pas un engagement à vie”
  • “je fais une version brouillon”
  • “je demande un avis à une seule personne fiable”

Minute 7 → 9 : relations & soutien (2 min)

Souvent, on perd la motivation parce qu’on est seul avec le projet.

Coche :

    • j’ai besoin d’encouragement
    • j’ai besoin d’un regard externe
    • j’ai besoin de poser une limite (au boulot / famille)
    • j’ai besoin d’un allié
    • Autre (à préciser)

Micro-action relationnelle (≤ 10 min) :

  • envoyer un message à une personne ressource
  • demander un avis simple
  • proposer un café / appel
  • poser une limite : “je prends 30 min ce soir pour mon projet”

Minute 9 → 10 : l’action “preuve” (1 min)

Choisis UNE action de 10 minutes maximum (et seulement une).

Mon action preuve : ________ (10 min)

Ensuite écris ton déclencheur :

Si (heure / moment) ________
Alors je fais ________ pendant 10 minutes.

Ex :

  • “Si je pose mon sac en rentrant, alors j’ouvre mon doc et j’écris 10 lignes.”
  • “Si je bois mon café de 7h, alors je prépare 1 post LinkedIn.”
  • “Si je finis de dîner, alors je fais 10 minutes de prospection.”

✅ Tu viens de passer d’un motivation floue” à une « action programmée ».

Le “mode indépendant” : la check list motivation spéciale cadre qui veut s’en sortir

Quand tu es cadre et que tu veux devenir indépendant, le vrai danger n’est pas le manque d’idées.
L’un des dangers, c’est l’inverse : trop d’idées, trop d’options, trop de directions… et au final, tu avances par à-coups.

Tu peux passer des heures à réfléchir, à lire, à regarder des vidéos, à imaginer des scénarios. Et tu as l’impression de bosser sur ton projet.
Mais tant que tu n’as pas une structure simple, ton énergie se disperse.

Le principe du “mode indépendant” est volontairement minimaliste :
pour progresser régulièrement, tu n’as pas besoin de 50 types d’actions. Tu as besoin de 3 familles d’actions qui se complètent.
D’ailleurs ce concept de la « progression régulière » se retrouve dans l’excellent livre de Jeff Olson le léger avantage que je vous invite à vous procurer et à lire.

1) Les actions “Clarté” : savoir exactement où tu vas

La clarté, ce n’est pas “trouver la meilleure idée du monde”.
C’est réduire le flou suffisamment pour pouvoir agir.

Dans cette catégorie, tu veux répondre à trois questions :

  • Qui j’aide vraiment ?
    Tant que ton client est “un peu tout le monde”, ton cerveau freine. Parce que c’est trop vaste.
    En revanche, quand tu choisis un profil précis, tu sais quoi dire, quoi proposer, où chercher les gens.
  • Qu’est-ce que je propose exactement ?
    Une offre, ce n’est pas un concept. C’est une promesse + un résultat + une manière d’y arriver.
    Tu n’as pas besoin d’un système parfait : tu as besoin d’une version simple que tu peux expliquer en 20 secondes.
  • Quel est mon prochain pas ?
    Le cerveau procrastine quand la prochaine marche n’existe pas.
    Ton but est donc de transformer “je veux devenir indépendant” en une action concrète faisable.

Exemples d’actions “clarté” (petites mais puissantes) :

  • écrire une phrase : “j’aide X à obtenir Y”
  • lister 10 problèmes concrets de ton client
  • écrire une première version d’offre (même brouillon)
  • choisir un axe unique pour 30 jours (et arrêter de tout refaire)

⟶ La clarté ne se trouve pas en pensant plus. Elle se construit en écrivant des versions simples.

2) Les actions “Visibilité” : exister dans le monde réel

Beaucoup de cadres bloquent ici parce qu’ils veulent être “prêts” avant de se montrer.
Mais devenir indépendant, c’est un jeu où la visibilité te donne du carburant : tu reçois des retours, tu affines, tu prends confiance.

Dans la visibilité, tu as trois leviers :

  • Contenu : montrer ton idée, ta méthode, tes valeurs
    Pas besoin de publier tous les jours. Mais publier régulièrement (même simple) prouve que tu es actif, et crée un point de contact.
  • Contacts : parler à des gens
    Le réseau, ce n’est pas “faire le commercial”. C’est créer des conversations.
    Les bons projets naissent souvent d’un échange, pas d’un plan parfait.
  • Échanges : transformer les contacts en discussions utiles
    Un échange, ce n’est pas “demander un job”. C’est poser des questions, comprendre les besoins, vérifier que ton idée répond à une demande.

Exemples d’actions “visibilité” :

  • poster une idée ou un retour d’expérience (même court)
  • commenter intelligemment sous 3 posts liés à ton sujet
  • envoyer un message simple à une personne : “je réfléchis à X, tu aurais 10 minutes pour me donner ton avis ?”
  • demander : “qu’est-ce qui est difficile pour toi sur ce sujet ?”

⟶ La visibilité te donne une chose précieuse : du réel. Et le réel casse la peur.

3) Les actions “Vente / preuve” : passer de l’idée à quelque chose qui se valide

C’est l’étape que beaucoup repoussent… parce qu’elle fait peur.
Mais c’est aussi l’étape qui redonne le plus de motivation.

Pourquoi ?
Parce que tu ne travailles plus “dans le vide”. Tu testes. Tu mesures. Tu obtiens une réponse.

L’objectif de cette catégorie n’est pas de devenir un vendeur agressif.
L’objectif, c’est de créer des preuves que ton projet est viable.

Tu peux créer ces preuves avec :

  • Une proposition claire
    Expliquer ton offre en 3 phrases à une personne, et voir si ça résonne.
  • Un rendez-vous
    Pas forcément un rendez-vous de vente. Un rendez-vous de compréhension : “je veux comprendre ce dont tu as besoin”.
  • Une page simple
    Une page qui dit : pour qui, quel problème, quelle solution, comment travailler ensemble.
    Même minimaliste, elle te rend plus concret.
  • Un test payant / une prévente
    C’est le niveau “preuve ultime” : quelqu’un met de l’argent (même peu).
    Pas besoin d’un gros lancement. Parfois, une simple proposition à 3 personnes suffit pour tester.

Exemples d’actions “vente / preuve” (douces mais efficaces) :

  • proposer un appel découverte gratuit à 2 personnes
  • proposer une mini-offre test à prix réduit à 1 personne
  • demander : “si je proposais X, est-ce que tu serais prêt à payer ?”
  • faire une prévente : “je prends 5 personnes, je teste, je m’améliore”

⟶ Le but n’est pas de vendre vite. Le but est de ne plus rester dans l’imaginaire.

Pourquoi ta motivation revient quand tu agis ?

Quand tu es cadre, ton cerveau est habitué à un système où :

  • tu fais des efforts
  • tu obtiens un retour (réunion, validation, résultat, salaire)
  • tu sais que tu progresses

Dans un projet d’indépendance, au début, il n’y a pas ce retour automatique.
Donc tu peux te sentir vide, douter, perdre l’élan.

L’action, c’est le retour qui relance ton moteur :

  • quelqu’un répond à ton message
  • quelqu’un te dit “ça m’intéresse”
  • tu publies quelque chose
  • tu termines une page
  • tu fais un rendez-vous
  • tu obtiens un “oui”, même petit

Chaque preuve envoie à ton cerveau un message très simple :

“Je ne rêve pas. Je construis.”

Et c’est là que la motivation devient beaucoup plus stable.

Pour être motivé, tu peux aussi écouter de la musique, je te suggère « J’irais au bout de mes rêves » de Jean Jacques Goldman.

Comme vous l'avez sans doute compris, les articles et pages présents sur ce site,
s'ils ont pour objet de parler et d'apprendre sur des sujets comme le développement personnel,
la psychologie et d'autres thèmes, c'est aussi fait pour promouvoir des livres ou formations
que j'ai pu lire ou utiliser. Vous pouvez les acheter dans une librairie (ce que je recommande),
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